28 février 2008

Après mine et déchets divers

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Les cavités souterraines creusées dans les massifs de sel gemme sont utilisées pour le stockage des hydrocarbures et pour l'exploitation de la saumure. Le problème de l'abandon des cavités les plus anciennes se pose de manière pressante, d'une part en raison de préoccupations accrues en matière de protection de l 'environnement, et aussi parce qu'on envisage de stocker dans ces cavités des déchets, notamment d'origine pétrolière. On envisage aussi, pour des applications futures, d'y stocker du CO2 à l'état hypercritique, de l'hydrogène ou des liquides radoactifs à courte durée de vie.

Le sel de la Bresse. "C'est également un matériau que l'on connait bien, car on y a creusé de nombreuses mines. Dans le bassin de Bourg-en-Bresse, à Etrez, où ont été réalisés de nombreux forages, le complexe salifère dépasse 1400 m. Si cette formation ne convenait pas, on pourrait se rabattre sur celle de la région de Valence qui a été aussi étudiée de très près. Très peu perméable, puisque l'eau n'y est présente qu'à raison de 1 % en volume, un gisement de sel témoigne par sa seule existence une absence de circulation d'eau. Mais il comporte parfois des poches de saumures que l'on risque de délivrer en creusant, De plus, la création de cavités dans une mine crée parfois une sorte "d'appel d'eau" responsable d'inondations dans les mines de sel. Il est donc important que le terrain qui surplombe le dépôt de sel soit le plus imperméable possible et qu'il ne renferme pas de nappes d'eau. Par contre la plasticité des formations de sel leur éviterait des ruptures dues aux contraintes mécaniques et thermiques; les trous se cicatrisent dans le sel mieux que dans les autres matériaux. Mais la chaleur entrainerait peut-être des effets spectaculaires. Le sel se dilate de 1 % pour un accroissement de température de 100 °C. Cette dilatation sera en partie freinée par les terrains froids et relativement rigides entourant la formation de sel, si bien que la pression pourrait pratiquement doubler au voisinage du stockage. De quoi provoquer un soulèvement de plus d'un mètre en surface, à l'aplomb du stockage, et des crevasses dans le voisinage." Jacqueline Denis-Lempereur,Science & Vie n°835, avril1987.




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